Comment entretenir facilement votre hibiscus ?

Rédactrice depuis plus de 10 ans, on me définit comme éco-sensible, un peu geek, littéraire, amatrice d’Art et amoureuse du « beau ». Passionnée de botanique, je cultive mon jardin en permaculture et tends vers un mode de vie zéro déchet en accord avec mes convictions écologiques.
- 10 Nov 2022, 09:15

L’hibiscus est un très bel arbuste apprécié pour sa splendide floraison en corolles. Des fleurs aux couleurs éclatantes qui peuvent être blanc pur, rouge vif, violettes, ou encore roses selon les variétés. Pour ne rien gâcher, l’hibiscus est une plante assez facile à entretenir, pourvu qu’on lui offre de bonnes conditions de culture. Découvrez tous nos conseils faciles d’entretien et d’arrosage pour un hibiscus en pleine santé !
Sommaire [montrer]
- Quel emplacement choisir pour planter un hibiscus ?
- Comment bien arroser votre hibiscus ?
- Comment fertiliser votre hibiscus ?
- Comment rempoter un hibiscus ?
- Comment tailler un hibiscus ?
- Soin de l’hibiscus : comment l’hiverner ?
- Comment bouturer ou diviser un hibiscus ?
- Comment traiter un hibiscus contre les maladies ?
- Conclusion
Quel emplacement choisir pour planter un hibiscus ?
Plus ou moins rustique selon la variété (il en existe près de 200), l’emplacement de culture de l’hibiscus dépend avant tout de sa résistance au froid.
En Europe, on en trouve principalement trois variétés :
- l’Hibiscus Rosa Sinensis (ou Rose de Chine) qui est une plante d’intérieur gélive ;
- les hibiscus des marais (H. moscheutos et H. coccineus) et l’Hibiscus syriacus (ou Althéa) qui sont des arbustes d’extérieur capables de résister à des températures de l’ordre de -15°C.
Dans les régions soumises à des hivers particulièrement froids, dans le Nord de l’hexagone et dans les régions montagneuses, on préfère donc cultiver l’hibiscus en pot afin de profiter pleinement de sa floraison. Ainsi, le pot pourra être abrité du froid en hiver.
Dans tous les cas, installez votre hibiscus à emplacement ensoleillé et abrité des vents forts et de la pluie, de façon à protéger sa floraison délicate. Notez que dans les régions les plus chaudes, la plante accepte parfaitement la mi-ombre.
Comment bien arroser votre hibiscus ?
En pleine terre comme en pot, l’hibiscus demande beaucoup d’eau pour prospérer, et en particulier lorsqu’il est cultivé dans l’atmosphère sèche de nos intérieurs. Par ailleurs, le substrat de l’hibiscus a tendance à se dessécher plus rapidement en pot qu’en pleine terre. Un arrosage régulier durant toute la belle saison vous aidera à le maintenir en pleine santé !
- Durant la belle saison, arrosez très régulièrement l’hibiscus, en particulier durant les épisodes de fortes chaleurs. Veillez à ce que la motte ne sèche jamais complètement entre deux arrosages.
À noter : les hibiscus des marais sont les plus gourmands en eau. Dans leur cas, attention à ce que le substrat reste très humide du printemps à l’été.
- En automne, réduisez peu à peu vos arrosages afin de préparer la plante à l’hiver. Pendant la période de froid, stoppez vos apports d’eau pour les hibiscus d’extérieur et réduisez drastiquement vos apports en eau pour ceux cultivés en pot. Dans ce second cas, arrosez seulement de temps en temps afin de maintenir le terreau frais.
Quelques astuces à connaître :
- utilisez une eau non calcaire et de préférence à température ambiante pour arroser vos hibiscus ;
- pensez à vider la coupelle des sujets cultivés en pot ;
- afin de lui apporter une bonne hygrométrie, vaporisez les feuilles de votre hibiscus en pot.
Comment fertiliser votre hibiscus ?
L’hibiscus est une plante gourmande en nutriments qui a besoin d’apports d’engrais réguliers durant la période de végétation.
Les hibiscus apprécient notamment les engrais pauvres en phosphore (20-10-20), mais riches en potassium, afin de stimuler leur croissance et favoriser leur floraison.
Si les hibiscus extérieurs apprécient ces apports d’engrais, ces derniers sont surtout indispensables aux plantes en pot dont le substrat s’épuise beaucoup plus vite.
Parmi les fertilisants à votre disposition, on pense aux engrais liquides pour plantes fleuries, dont les apports interviennent tous les deux arrosages durant la période de floraison. Mais il existe aussi des solutions naturelles également parfaites pour la fertilisation de vos plantes ! Et parmi elles, on trouve :
- le marc de café, riche en azote, qu’on laisse sécher quelques heures avant d’en saupoudrer la base des plants d’hibiscus ;
- les coquilles d’œuf qui fournissent beaucoup de calcium à la plante, et que l’on broie finement avant de les mélanger au sol ;
- la mélasse Blackstrap, riche en calcium, en magnésium et en fer, que l’on mélange à de l’eau avant de la vaporiser sur le sol autour de la base de l’hibiscus.
Comment rempoter un hibiscus ?
Tous les deux ou trois ans en moyenne, il est conseillé de rempoter son hibiscus dans un contenant plus grand. L’opération intervient alors à la fin de l’hiver, et plus généralement au mois de mars, juste avant la reprise végétative de la plante.
- Commencez par opter pour un pot dont le diamètre est très légèrement supérieur au précédent.
- Préparez un mélange de terreau et de terre de bruyère.
- Installez une couche de graviers ou de billes d’argile au fond du pot afin de favoriser le drainage.
- Remplissez en partie le pot avec le substrat et installez l’hibiscus.
- Comblez avec le reste de terreau et arrosez copieusement.
Les années où vous ne rempotez pas votre hibiscus, surfacez la plante en retirant quelques centimètres de substrat à la surface du pot et en le remplaçant par du terreau neuf.
Comment tailler un hibiscus ?
Pour encourager la floraison de votre hibiscus, qu’il soit cultivé en pot ou en pleine terre, supprimez régulièrement ses fleurs fanées.
En fin d’hiver, entre février et mars, taillez également la plante afin de favoriser sa croissance et une floraison abondante.
- Supprimez les branches abîmées et mortes.
- Raccourcissez les branches principales de la plante.
- Coupez les rameaux latéraux au-dessus du troisième bourgeon.
Si vous cultivez un hibiscus des marais, taillez-le plus sévèrement en le rabattant à 5 cm du sol. L’opération permet notamment d’obtenir une floraison plus abondante, car les fleurs s’installent sur les pousses de l’année.
Soin de l’hibiscus : comment l’hiverner ?
Dans les régions soumises à de fortes gelées hivernales, on recommande volontiers d’hiverner le pot de l’hibiscus.
Dès les premiers frimas automnaux, rentrez votre plante en intérieur s’il s’agit d’un Hibiscus Rosa Sinensis. Si vous cultivez des variétés plus rustiques, installez leur pot dans une serre froide ou dans une véranda maintenue hors-gel et suffisamment aérée.
Dans les régions plus clémentes, l’hibiscus en pot peut être maintenu en extérieur tout l’hiver. Prenez toutefois la précaution de protéger la plante du pied à la tête à l’aide d’un voile d’hivernage. De même, n’hésitez pas à protéger le pot à l’aide de carton ou de papier bulle.
Comment bouturer ou diviser un hibiscus ?
On multiplie plus généralement l’hibiscus par bouturage ou par division, bien que le semis soit également possible, mais avec des résultats bien plus aléatoires.
Bouturer l’hibiscus
En bouturant votre l’hibiscus vous êtes assuré de conserver toutes les caractéristiques de votre plant d’origine. L’opération intervient de préférence au printemps ou au début de l’été (entre juin et juillet) et toujours sur les rameaux de l’année les plus vigoureux, sains et droits.
- Coupez de 10 à 15 cm l’extrémité de rameaux sans boutons.
- Sur la tige, coupez juste sous un nœud et supprimez la feuille de ce dernier.
- Conservez la feuille du nœud supérieur et coupez la tige à 1 cm au-dessus de cette dernière.
- Réduisez la feuille restante de moitié pour limiter la transpiration de la plante.
- Trempez le bas des tiges dans de l’hormone de bouturage.
- Plantez la bouture sur 2 à 3 cm de profondeur sans un mélange à part égale de terreau de semis, de tourbe et de sable.
- Tassez autour de la tige et humidifiez.
- Placez le tout sous une cloche, un plastique transparent, ou une mini-serre.
- Installez la bouture dans un espace lumineux à mi-ombragé, sans soleil brûlant.
- Arrosez régulièrement et aérez quelques minutes tous les 3 ou 4 jours.
- Conservez les godets sous châssis tout l’hiver.
- Plantez vos boutures au printemps suivant.
Diviser l’hibiscus
La division est une méthode de multiplication préconisée pour les hibiscus des marais, lorsqu’ils drageonnent. On récupère alors le rejet de la plante afin de le transplanter ailleurs. Là encore, l’opération intervient au printemps.
- Dégagez la terre autour d’un rejet âgé d’au moins 1 an.
- Détachez-le ensuite de la plante-mère.
- Replantez immédiatement le rejet.
- Arrosez abondamment.
Comment traiter un hibiscus contre les maladies ?
Lorsqu’il est cultivé en pot, l’hibiscus se montre généralement plus sensible aux maladies que lorsqu’il est cultivé en pleine terre. Ses affections sont généralement dues à des erreurs de culture :
- Des feuilles qui flétrissent sont le signe d’un excès de chaleur ou d’une exposition trop forte au soleil.
- Un feuillage qui tombe témoigne d’un excès d’eau.
- Des fleurs qui tombent sont souvent le signe d’un air trop sec, généralement dû à la proximité d’un radiateur ou d’une fenêtre trop ensoleillée.
Du côté des ravageurs, l’hibiscus peut faire l’objet d’attaques de cochenilles farineuses qui laissent un duvet blanc sur les feuilles de l’arbuste. Des pulvérisations de savon noir et le passage d’un chiffon imbibé d’alcool à brûler sur les feuilles s’avèrent très efficaces pour les éliminer. En revanche, si les feuilles de l’hibiscus sont poisseuses, il s’agit sans doute d’une attaque de pucerons noirs. Traitez alors à l’aide de pulvérisations de savon noir.
Conclusion
Gourmand en eau et en nutriments, l’hibiscus demande quelques bons soins pour prospérer. Mais que vous la cultiviez en pleine terre dans les régions clémentes ou en pot, cette splendide plante fleurie récompensera vos quelques gestes d’entretien de sa fabuleuse floraison !

Rédactrice depuis plus de 10 ans, on me définit comme éco-sensible, un peu geek, littéraire, amatrice d’Art et amoureuse du « beau ». Passionnée de botanique, je cultive mon jardin en permaculture et tends vers un mode de vie zéro déchet en accord avec mes convictions écologiques.